A l'un de ses concours de 1936, l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises demandait « une étude sur le parler d'une localité de la Belgique romane (grammaire, lexique, noms de personnes et de lieux) ». Le présent travail répond à cette question.
Limité à une seule commune, un ouvrage de ce genre ne saurait que décrire. Il doit avant tout recueillir des faits certains, de tradition vivante ou de source historique. Avancer une hypothèse, il le peut sans doute, mais au hasard du chemin, et surtout avec une prudence extrême. Car là n'est pas son but. Un tel ouvrage doit être documentaire et le rester aussi longtemps que possible.
La question posée comprenait quatre sous-questions, et la réponse aux trois dernières devait former le lexique complet d'un parler. On a donc pris comme objectif principal la notation du vocabulaire, la recherche des mots. Et de la grammaire qui sortait un peu du cadre, on a fait une sorte d'introduction. Trois parties constituent donc le corps de l'ouvrage. Comme leur organisation interne, leur longueur varie, mais leurs objets respectifs sont connexes et forment un tout.
Ce sont trois livres distincts, précédés chacun d'une bibliographie spéciale et d'une courte notice sur la méthode de classement des matériaux.
Le parler de La Gleize est ma langue maternelle. Néanmoins j'ai dû en approfondir la connaissance par de longues enquêtes orales. De tout cœur, je remercie mes nombreux amis du pays de Roanne d'avoir bien voulu répondre à mes questions et fournir ainsi les précieux renseignements dont cet ouvrage est la somme.

rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: