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1944 : La bataille des Ardennes
Broché / 80 pages / édition de 1994
langue(s) : français
éditeur : J.-M. Collet
dimensions : 265 (h) x 195 (l) x 6 (ép) mm
poids : 296 grammes
DISPONIBLE
très bon état
6,95 EUR
référence : 1006520
très bon état
dédicace sur la page de titre
6,95 EUR
référence : 1009438
Tous les prix incluent la TVA
Après la fin des combats de Normandie, vers la fin août 1944, l'entourage immédiat de Hitler au quartier général se rendait compte que le Fùhrer jonglait avec l'idée de reprendre l'offensive à la première occasion. Dans une note de son Journal, datée du 19 août, le Col. général Jodl, chef du grand Etat-major de la Wehrmacht, le confirme.

— « Se préparer à reprendre l'offensive dès novembre, dès que l'aviation ennemie ne pourra plus prendre l'air ».

Les projets de cette offensive et leur élaboration se firent lors des discussions quotidiennes de la situation, dans le plus grand secret, les participants s'étant engagés spécialement à ce propos.
Je ne me doutais pas à l'époque que, trois mois plus tard, je participerai à cette offensive, en qualité de commandant d'un groupe blindé de combat.

Le plan et le lieu de bataille furent fixés par Hitler lui-même. Son idée était ce passer à travers l'Eifel et les Ardennes et de gagner Anvers et la côte en roulant à travers la Belgique. L'attaque devait couper de leurs arrières la 1ère armée iméricaine, puis le 2le groupe d'armées britannique, anéantir quelques 25 à 30 divisions ennemies et peut-être refaire une seconde bataille de Dunkerque, obliger les Britanniques à quitter le continent et au mieux à les éliminer de la guerre.

Les généraux commandant les armées prévues pour l'offensive ne furent informés que très tardivement par Hitler des plans de l'attaque. Les réserves émises par quelques-uns de ces généraux, furent rejetées et leur attention fut attirée sur l'importance de la réussite de l'opération pour la suite de la guerre. Les généraux n'obtinrent qu'un léger recul du jour J.

Fin septembre, l'ambiance au Grand Quartier général était plutôt déprimée. Hitler souffrait d'une forte jaunisse. Son état de santé général se ressentait fortement des séquelles des blessures reçues lors de l'attentat du 20 juillet. Les discussions quotidiennes de la situation militaire, ne se tenaient plus dans la grande salle habituelle, mais dans un local provisoire, le petit living privé de Hitler ou autour de son lit de malade. N'y participaient que quelques officiers, généralement Jodl et Keitel. Malgré cela, les préparatifs se poursuivaient. On sait que le 9 octobre, le col. général Jodl présenta le projet définitif de l'attaque, préparé seîon les instructions de Hitler. Ce jour-là, on arrêta la date de l'attaque et les derniers préparatifs furent entamés.

Ce n'est que le 3 novembre que les généraux commandants d'unités furent initiés aux plans au Q.G. du groupe d'armées B. Après plusieurs discussions, les généraux de division, en présence de leurs chefs, furent informés du projet par Hitler lui-même, à Berlin.

Le 6 décembre, je quittais mon poste au G.Q.G. pour ma nouvelle fonction au sein de la 6è armée blindée. Je devais prendre part à l'offensive dont j'avais suivi toute la préparation, depuis le début. J'allais être en première ligne en décembre et en janvier et c'est ainsi que j'ai vécu les combats sanglants devant Bastogne.
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