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Histoire de la Ville de Bruxelles, 5 volumes
Relié / 1762 pages / édition de 1969
langue(s) : français
dimensions : 316 (h) x 226 (l) x 142 (ép) mm
poids : 8300 grammes
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Volume 1: 456 pages
Volume 2: 510 pages
Volume 3: 440 pages
Volume 4: 256 pages
Volume 5 (Index général): 100 pages

La réédition intégrale et - de surcroît - l'illustration des trois tomes de VHistoire de la Ville de Bruxelles d'Alexandre Henné et d'Alphonse Wauters, parue avec quelques planches en 1845 est, à première vue, une entreprise qui peut surprendre.

Elle se justifie cependant pleinement. Elle se justifie, tout d'abord, par son contenu. Malgré sa date plus que centenaire, l'historique de plus de mille ans d'événements bruxellois, Conçu au milieu du XIXe siècle, n'a depuis lors, pas été refait, sinon sur des points précis.

Les histoires générales de Bruxelles, parues par après, lui empruntèrent généralement leur documentation, sans que les auteurs aient recouru, comme Henné et Wauters, aux sources d'archives les plus nombreuses et les plus variées. Sans nul doute, la conception d'un tel ouvrage a changé de nos jours. Il reste cependant à écrire!

L'entreprise se justifie également en raison d'un des autres objectifs qu'elle poursuit. L'on ne peut assez rendre hommage aux éditeurs qui souhaitèrent réaliser une histoire 'illustrée' de Bruxelles et rendre, en quelque sorte, par les moyens d'information modernes, en un mot par l'image, ce que Henné et Wauters voulurent nous transmettre par l'écrit. Or, on le sait! s'il existe de nombreux ouvrages quelque peu illustrés, il n'existe aucune publication où se trouve groupée, non pas une iconographie entièrement inédite, mais la documentation la plus complète et la plus large possible éclairant les faits politiques, culturels, économiques ou sociaux du passé de la ville.

C'est à quoi ont tendu les éditeurs; plus de 1600 documents purent être reproduits pour servir leur objectif. Le choix de ces documents n'était pas toujours aisé à faire. Sans pouvoir prétendre offrir une illustration qui aurait été celle de Henné et Wauters, il était indispensable de s'en tenir à des impératifs précis.

Le premier était de choisir une iconographie allant de pair avec le texte. Dans les meilleurs des cas, les sources utilisées par les auteurs devaient être exploitées en premier lieu.

L'idéal, aussi, au point de vue de la critique historique eût été de ne reproduire que des documents que Henné et Wauters eussent pu avoir entre les mains, donc ne reproduire que des documents techniquement antérieurs à 1845 et livrés sous forme de dessins, d'estampes, d'écrits ou d'oeuvres d'art, par exemple. Il ne fallait, néanmoins, pas perdre de vue les 'sites urbains' que Henné et Wauters eurent l'occasion de contempler, d'étudier et de décrire. Si la photographie ne leur fut pas offerte, il nous reste le pouvoir, au travers des monuments encore existants ou visibles de leur temps, d'évoquer les images qu'ils eurent sous les yeux.

Les nombreux documents devaient être répartis dans le texte au mieux de l'écrit. Dans les cas où une illustration - vu son inexistence quant aux faits traités - ne pouvait provenir des sources directes utilisées par les auteurs, il fallut faire appel à une iconographie en rapport avec l'énoncé des événements : une porte, le portrait d'un personnage purent servir à l'évocation des faits retracés.
Les plus grandes difficultés résultaient de la nécessité de répartir les planches avec une certaine homogénéité dans les trois tomes.

L'illustration des événements qui marquèrent les quelques centaines d'années avant le XVe siècle, avant donc que ne se multiplient ou ne se conservent mieux les témoignages du passé, cette difficulté a posé, elle aussi, des impératifs. Il a fallu, en conséquence, faire taire ses scrupules scientifiques; faire souvent appel à des oeuvres graphiques bien postérieures aux événements, les silhouettes des ducs de Brabant reproduites par Barlandus notamment au XVIIe siècle. En se faisant, on ne trahissait pas la pensée des auteurs de l'histoire de Bruxelles; les quelques planches de l'édition de 1845 sont également des emprunts à des travaux de très loin contemporains des faits qu'ils sont chargés d'illustrer. Avoir recours à ce procédé et le multiplier permettra, au travers des images reproduites, de distinguer des étapes dans l'intérêt que souleva, dans le courant des siècle révolus, l'histoire de Bruxelles.

Les images n'avaient guère besoin d'un long commentaire si ce n'est d'indiquer leur lien ou leur rapport avec le texte. Tout commentaire, toute explication plus généreuse, eût donné à l'oeuvre réalisée au XIXe siècle, une orientation qui n'aurait pas été voulue à l'époque.

N'était-ce point une gageure de vouloir mettre en images les écrits des deux premiers hommes qui se penchèrent sur l'histoire de la capitale dans un esprit vraiment scientifique déjà! Ne pas les avoir trahis, était une oeuvre difficile Peut-être y avons-nous parfois échoué, inconsciemment sans doute! mais il n'en reste pas moins vrai que l'Histoire de la Ville de Bruxelles de Henné et Wauters, ainsi renouvelée, complétée par la liste et l'origine des documents reproduits, et enrichie de la table des noms de personnes et de lieux figurant dans les trois tomes, sera appelée, pendant de longues années encore, à être l'instrument de travail indispensable si l'on veut s'informer ou connaître ce que fut Bruxelles autrefois. '
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