livres. lus. approuvés.
Bienvenue chez Bibliomania, le spécialiste en ligne du livre de seconde main
FR  •  NL
Panier
0
Histoire de l'aviation belge
Relié / 182 pages / édition de 1978
langue(s) : français
éditeur : Paul Legrain
dimensions : 295 (h) x 228 (l) x 21 (ép) mm
poids : 1055 grammes
DISPONIBLE
très bon état
26,95 EUR
référence : 1015954
Tous les prix incluent la TVA
En parcourant la mythologie antique, nous découvrons une pléiade de personnages ailés. En Inde, Hanouman le Singe-dieu, s'élance avec succès vers l'astre du jour. Isis plane au-dessus de l'ancienne Egypte. On ne s'étonne pas de croiser aux carrefours de l'Olympe des dieux chevauchant des aigles dociles.

Mais voici que surgissent devant nous Dédale et son fils Icare, s'échappant de leur prison Cretoise grâce à des plumes dont ils ont garni leurs bras. Bien mal leur en prit à ces audacieux car, en se rapprochant du soleil, ils ne voient pas la cire recouvrant leurs frêles ailes fondre sous les rayons ardents de la lanterne céleste.
Nous pourrions évoquer les esquisses de Léonard de Vinci, le navire aérien de Lana muni de quatre ballons et d'une voile destinée à l'élever ou encore Cyrano de Bergerac exposant son nez à tous vents grâce à une sphère remplie de rosée que le soleil attire vers lui.

Voilà que se profile déjà le XIXme siècle et sa révolution scientifique : Hernon et Stringfellow construisent deux appareils qui auraient été capables de voler si leurs moteurs à vapeur avaient développé plus de puissance. L'« Albatros » de Le Bris mord désespérément le sol sans réussir à s'en arracher. Après les vols planés d'Otto Lilienthal et de Chanute, il faut attendre 1890 et Clément Ader pour voir enfin un « plus lourd que l'air » prendre son premier envol à l'aide d'un moteur à vapeur. L'ingénieur français propose ses services au Ministre de la Guerre qui se désintéresse des possibilités futures de l'aéroplane.

Dans la lointaine Amérique, le 17 décembre 19Q3, Wilbur et Orville Wright réalisent le premier vol humain dans un aéroplane équipé d'un moteur à explosion. En 1906, près de Paris, Santos-Dumont, un Brésilien quelque peu farfelu, promène pour la première fois dans le ciel, sa gracieuse « Demoiselle » un avion sorti tout droit de son génie créatif; tandis qu'en 1907, Louis Blériot entame la lente construction de ce monoplan qui lui permettra de rejoindre la Fière Albion, le 25 juillet 1909, c'est à cette époque que les frères Voisin, Henry et Maurice Farman étonnent les foules par leur impétuosité et leur habileté à manœuvrer leurs machines volantes.

Vient le temps des grandes courses, l'une des plus prestigieuses, Londres-Manchester est remportée par le Français Paulhan. Les écoles de pilotages se multiplient. En 1913, la Méditerrannée est vaincue par le célèbre Roland-Garros. Chavez qui connaîtra une fin tragique, réussit la première traversée des Alpes. Pegoud trace les premiers loopings devant des spectateurs avides d'émotions fortes. La même année, on vole plus de 1.000 kilomètres sans escale, certains aéroplanes atteignent déjà des vitesses proches de 200 km/h. Les 4.000 mètres d'altitude sont dépassées. On le voit, en 10 ans, le temps des premiers sautillements a fait place à de très bonnes performances qui augurent d'un avenir très brillant.

Dès 1908, le baron Pierre de Caters réussira un premier vol. Il sera le premier en Belgique à ouvrir le chemin des airs. Sans avoir la prétention d'être exhaustif, le but du présent ouvrage est de retracer les faits marquants de l'histoire de l'aviation belge des origines à nos jours, articulée sur les deux guerres mondiales qui ont mis en exergue la valeur de nos aviateurs militaires. Dans le domaine civil, l'aviation retirera de ces deux événements douloureux des hommes et des techniques qui réserveront à la Belgique une place de choix dans l'aéronautique mondiale.

De nos pionniers de la première heure à une aviation intercontinentale qui doit faire face aux coups de butoirs de la crise économique mondiale, il est un long chemin que nous nous efforcerons d'arpenter en distinguant, lorsqu'elles ne sont pas étroitement liées, les utilisations militaires et civiles de notre aviation au cours de ces septante dernières années.

Nous avons laissé volontairement de côté l'histoire de l'aérostation en Belgique, trop riche pour ne faire l'objet que d'un petit chapitre.

De même, nous aurions pu traiter davantage du vol à voile ou même de l'importance de l'aéromodélisme en Belgique, mais c'est au détriment de l'aviation à moteur qui a rendu les services les plus marquants aux ailes belges. On en veut pour preuve ces merveilleuses machines que nous présente la Section Air-Espace du Musée Royal de l'Armée, au Cinquantenaire.
rechercher des articles similaires par thème: