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Jette et ses anciens seigneurs
par Collectif
Broché / 28 pages / édition de 1982
langue(s) : français
dimensions : 238 (h) x 160 (l) x 3 (ép) mm
poids : 74 grammes
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Quiconque aborde l'étude du passé de Jette se doit d'y inclure Ganshoren, les deux communes ayant formé, aussi loin que les documents permettent de remonter dans le temps, un seul village comprenant une paroisse-mère, Saint-Pierre, et son annexe, Saint-Martin, et cela jusqu'à ce que, en 1841, le hameau de Ganshoren «conquiert» son autonomie. Il n'en faut pas déduire pour autant que les deux cases de ce même pion de domino vécurent avec une intensité similaire les événements du temps. La situation de Ganshoren sur l'antique route de la Flandre, voie commerciale mais malheureusement aussi route militaire, valut au hameau de faire plus souvent et de façon plus cuisante la connaissance des gens de guerre et d'endurer les misères qu'ils traînent derrière eux.

Le complexe Jette-Ganshoren ne relevait pas d'une seule et même autorité. Ainsi quasi tout le territoire de Jette et une partie de Ganshoren relevaient directement du duc de Brabant et plus tard du souverain à ce même titre. Celui-ci y était représenté par un mayeur et sept échevins, ces derniers choisis parmi les habitants les mieux au fait de tout ce qui se passait dans le village (meuniers, cabaretiers, etc.). Le reste du territoire formait un puzzle d'une rare complexité. On y trouvait, en ordre principal, les seigneuries de Rivieren et de Meuseghem qui relevaient des châtelains de Bruxelles ayant chacun une cour censale et une cour féodale et comptant plusieurs arrière-fiefs dispersés un peu partout non seulement à Jette-Ganshoren mais aussi dans l'agglomération bruxelloise. Pour ne citer que deux exemples: le site de l'actuel Parc Garcet était arrière-fief de Meuseghem tandis qu'un bois sis à Watermael-Boitsfort relevait, lui, de Rivieren !

Pressés par le besoin d'argent pour faire la guerre ou pour la poursuivre, les souverains étaient amenés à engager certaines parties de leur domaine c'est-à-dire qu'ils les cédaient mais en se réservant la faculté de racheter ces mêmes terres au moment qu'ils jugeraient opportun contre remboursement du prix d'aliénation; si, entretemps, l'argent avait perdu de sa valeur, le prince faisait une bonne affaire.

La partie de Jette-Ganshoren relevant du duc fut engagée dans de semblables conditions e.a. en 1559 et dès lors il y eut des seigneurs de Jette-Ganshoren qui presque toujours l'étaient déjà de Rivieren.
Cette situation allait se simplifier grandement au 17e siècle lorsque François Ier de Kinschot, seigneur de Jette-Ganshoren et de Rivieren, acquit ces mêmes terres en pleine propriété; il acheta ensuite les seigneuries de Hamme, Releghem et Bever avec l'espoir de voir cet ensemble territorial élevé au rang de comté. La mort l'empêcha de goûter cette faveur qui sera donnée à son fils François II de Kinschot en 1659 et qui, depuis 1654 portait le titre de baron de Rivieren. Le mariage de sa fille avec un membre de la famille de Villegas, seigneur de Luttre, fit passer le comté dans cette famille dont les représentants actuels portent toujours les titres de comtes de Saint-Pierre-Jette et de barons de Rivieren.
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