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Le noyau ancien de Watermael, du village au centre urbain - 2 volumes
par Collectif
« La rue du Bien-Faire et ses abords + La place Eugène Keym et ses abords »
Broché / 392 pages / édition de 2013
langue(s) : français
dimensions : 298 (h) x 212 (l) x 26 (ép) mm
poids : 1660 grammes
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Volume 1 - La rue du Bien-Faire et ses abords - 2012 - 192 pages

Poursuivant l'inventaire des quartiers de notre commune, nous voici au cœur historique du village de Watermael ; Watermael qui fut le domaine primitif des communes actuelles d'Auder-ghem et de Watermael-Boitsfort.

Son origine remonte à l'aube du Xe siècle dans une clairière de la forêt de Soignes. À cette époque, aux abords du domaine agricole constitué par le seigneur, des paysans défricheurs ont gagné progressivement des lopins de terre sur les friches et les bois, et y ont bâti leurs chaumières.
Jusqu'à l'aube du XXe siècle, l'habitat à Watermael est resté clairsemé.

Situation inhabituelle, l'église et le manoir féodal voisin, le Hof te Wezembeke (du nom de Gisbert de Wezembeek, son propriétaire en 1323) n'occupaient pas le centre du village. L'église, située sur un promontoire, était entourée d'un cimetière cerné d'un mur et pouvait servir de refuge pour la population en période de troubles. Les maisons paysannes, distribuées en contrebas le long du ruisseau du Watermaelbeek et desservies par un chemin qui le longeait, le Diepe-weg, formaient le village proprement dit. Le topo-nyme, en effet explicite, provient de l'ancien germanique water (eau) et mallo (dépression de terrain).

Vers 1880 encore, ces modestes bâtisses formaient un tissu lâche le long du cours d'eau. On observait plusieurs noyaux de constructions groupées.
Un premier hameau s'observait à la bifurcation du Dries actuel et de la rue des Pierres Rouges, il s'étendait jusqu'aux confins d'Ixelles et de Bruxelles, à l'avenue de la Forêt, et correspondait au lieu-dit du Spoel.

Un second se situait au carrefour de l'avenue Van Becelaere, de la rue du Bien-Faire et du chemin des Chablis (une ancienne voie vers Ixelles) et le troisième, au croisement du chemin de l'Église (rue du Loutrier) et d'un autre chemin qui menait vers Ixelles (rue du Roitelet et avenue de Visé). À la même époque, sur les hauteurs, des villas ont commencé à se bâtir en ordre dispersé, privilégiant les abords des anciens chemins.


Volume 2 - La place Eugène Keym et ses abords - 2013 - 200 pages

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le visage champêtre de Watermael s'estompe progressivement. Les étendues agricoles cèdent peu à peu la place à une urbanisation qui se traduit par l'établissement de maisons de plaisance sur les plateaux, les «campagnes», et par un habitat qui se densi-fie le long des anciennes voies de communication du village primitif. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'aménagement du territoire de la commune sera régi par une planification des faubourgs de Bruxelles, une politique voulue par le Gouvernement et élaborée par un Inspecteur-voyer désigné à cet effet. Victor Besme, le dernier titulaire de cette haute fonction, a planifié le développement des villages situés à la proche périphérie de Bruxelles pour favoriser leur intégration comme faubourgs de l'agglomération en cours de formation. Cette planification a été basée sur l'Atlas des chemins établi en 1841 dont le but était de garantir la viabilité des voiries et de servir à l'élaboration d'un système de communications à travers le pays. Les plans d'alignement qui en découlent indiquent la surface de la route et une zone de recul où les constructions sont interdites. Pour la commune de Watermael-Boitsfort, un plan général a été élaboré en 1906 pour harmoniser cette politique au niveau local. Une partie de ce plan est reproduite à la page suivante ; elle délimite le périmètre de cette étude.

Dans la première partie de cette publication, nous avons analysé la densification de l'habitat le long de la chaussée de Watermael, depuis le viaduc du chemin de fer et la rue Vander Elst. Sans mairie, église ou école pour créer un centre urbain, les lieux qui deviendront la place Keym ne sont encore qu'un simple carrefour entre la rue de l'Église (Loutrier), la chaussée de Watermael (Bien-Faire - Bégonias) et le chemin d'Ixelles (Roitelet). Les zones maraichères s'étendent partout.

L'habitat s'est également densifié le long des chemins qui débouchaient sur ces anciennes voies, par exemple la rue de la Montagne (Touristes), ou sur de nouvelles artères créées de novo telles les rues de la Malle-Poste, Gratès, Noisetiers et Vander Elst.

Nous y avions aussi esquissé l'évolution du parcellaire du périmètre étudié.

Nous avons vu s'y multiplier des constructions et le [...]
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