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L'annexion d'Eupen et Malmedy à la Belgique en 1920
Broché / 126 pages / édition de 1986
langue(s) : français
dimensions : 242 (h) x 160 (l) x 10 (ép) mm
poids : 295 grammes
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Les Belges savent peu de la région d'Eupen, Malmedy, Saint-Vith connue tantôt sous le nom de « cantons rédimés », tantôt de « cantons de l'est » ou même parfois de « cantons germanophones ». Des promeneurs la parcourent en toute saison. Des skieurs y viennent en hiver. Ils en apprécient les paysages les plus pittoresques, donc les moins peuplés. Très peu s'intéressent aux gens du pays. Moins encore à leur passé. Tant il est vrai que l'Histoire, au quotidien, est souvent amnésique.

Pourtant voici une région qui, en un siècle et demi, a connu bien des vicissitudes.

Rattachées à la France en 1795 avec les régions auxquelles elles appartenaient, les villes d'Eupen, Malmedy et Saint-Vith seront détachées du département de l'Ourthe pour passer sous le pouvoir de la Prusse. Assimilation facile et évidente pour les populations de langue allemande. Assimilation plus compliquée pour Malmedy et les villages wallons qui l'entourent. Mais assimilation qui, même pour cette dernière, est en train de se faire sous la forme biculturelle du patois pour la vie courante et de l'allemand pour la vie officielle. Avec, cependant, toujours pour celle-ci, des noyaux de résistance.

Religieuse, du clergé qui oppose le wallon dans lequel il encadre les populations locales, à l'allemand de la pénétration centraliste prussienne par laquelle il se sent menacé.

Culturelle, d'intellectuels ou de notables locaux qui luttent pour la défense de leur langue et pour le maintien et le développement des liens qui les attachent à celle d'au-delà de la frontière, en province de Liège. Courants qui marquent, mais ne déterminent pas le vécu de la population malmédienne, laquelle vit repliée sur elle-même sauf pour ce qui concerne ses tanneries et ses papeteries, comme c'est le cas pour Eupen avec sa production textile.

La première guerre mondiale commence et finit sans que les choses ne semblent devoir changer. C'est qu'en Belgique, à la fin du conflit, on revendique surtout le Grand-Duché de Luxembourg, la Zélande, le Limbourg hollandais et même des morceaux de la Rhénanie. Mais finalement, elle n'obtint, comme compensation de ses prétentions repoussées que les cantons de l'est. Les raisons reconnues étant qu'ils comportaient des éléments de population wallonne et que PHertogenwald compenserait les dégâts infligés aux forêts belges pendant l'occupation. En débouchant sur un référendum douteux par lequel les populations locales s'inclinèrent.
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