La bataille qui va opposer, pendant plus de huit mois, dans le ciel d'Angleterre, la Luftwaffe et la Royal Air Force, est décrite de façon particulièrement vivante dans le troisième volume de cette collection d'origine américaine. C'est sans doute une des batailles décisives de l'Histoire: c'est aussi la première bataille aérienne totale des temps modernes. A ce double titre, son étude revêt une extrême importance.
La bataille d'Angleterre, si l'on ne tient pas compte des préliminaires, débute réellement en août 1940, soit deux mois à peine après l'armistice signé en France. Il n'est pas indifférent pour nous, Français, de noter que les pertes infligées à la Luftwaffe par notre aviation expliquent, pour une part non négligeable, les délais qui séparent la fin de la bataille de France du début de la bataille d'Angleterre.
L'auteur montre bien ce que cette période de temps a représenté pour la Grande-Bretagne. Chaque jour gagné sur le début des combats d'avions signifie davantage d'avions, de pilotes et une meilleure organisation de la défense antiaérienne. L'offensive aérienne allemande est destinée à préparer l'opération Lion de mer qui prévoit l'invasion des îles Britanniques par la toute-puissante armée du Reich. Il apparaît vital de posséder au moment du débarquement la maîtrise absolue de l'air au-dessus de la Manche. Il faut, en conséquence, préalablement à cette opération amphibie, détruire la R.A.F. C'est à cette tâche que va s'atteler la Luftwaffe, et il s'en faudra de peu qu'elle ne la mène à bien. Les attaques allemandes lancées depuis les aérodromes français, hollandais et Scandinaves et dirigées surtout contre les bases de la R.A.F., les installations radar, les usines aéronautiques, ne tardent pas à porter leurs fruits. L'engagement constant dans les airs de la chasse britannique éprouve la R.A.F. et, à la fin du mois d'août, le commandement britannique se trouve confronté à une situation dramatique due à une carence d'avions et de pilotes. Les survivants, quant à eux, atteignent les limites extrêmes de leur endurance. C'est à ce moment crucial que, à la suite d'un bombardement de Berlin par l'aviation anglaise, Hitler, inspiré sans doute par Coering, décide de concentrer sur la ville de Londres l'essentiel de l'effort de ses bombardiers. Ce changement d'objectif marque le premier tournant important de la bataille, et il est fondamental.

rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: