livres. lus. approuvés.
Bienvenue chez Bibliomania, le spécialiste en ligne du livre de seconde main
FR  •  NL
Panier
0
La Deuxième Guerre mondiale: La Bataille de l'Atlantique
Cartonné / 208 pages / édition de 1979
langue(s) : français
éditeur : Time-Life
dimensions : 290 (h) x 238 (l) x 20 (ép) mm
poids : 1085 grammes
Cet ouvrage n'est
pas disponible
actuellement sur
Bibliomania
«Sur la base de certains rapports, nous pouvons vous assurer que la "bataille de l'Atlantique" a commencé. Les quatre mois qui vont suivre doivent nous permettre de mettre un terme à la tentative de couper nos lignes de ravitaillement et nos communications avec les États-Unis.» C'est ainsi que dans sa directive du 6 mars 1941 Churchill donnait pour la première fois un nom à cette bataille aéronavale dont l'enjeu était la survie de la Grande-Bretagne et le développement de la stratégie alliée contre les puissances de l'Axe.

Le présent récit, qui s'intègre dans une série d'ouvrages d'origine américaine, montre à quel point les Allemands furent prêts de l'emporter. Pour assurer un blocus efficace des îles Britanniques et faute de posséder une flotte capable d'anéantir la Royal Navy, Hitler comptait sur trois armes: les sous-marins, les navires de surface et les bombardiers.

Au cours de la lutte, le rôle déterminant devait être joué par les U-Boote de l'amiral Dônitz. Pourtant, au départ, celui-ci ne disposait que de 56 bâtiments, dont une vingtaine seulement dotés d'une capacité océanique. Dônitz en aurait souhaité 300. Mais Hitler avait assuré le grand amiral Raeder, commandant en chef de la Kriegsmarine, que l'Allemagne n'aurait pas à affronter l'Angleterre avant 1944. Quant à Raeder, il ne croyait pas beaucoup à l'efficacité de l'arme sous-marine et tenait à une flotte «équilibrée» comprenant de puissants navires de surface susceptibles d'opérer à grande distance sur les routes de l'Atlantique. Dans ces conditions, en septembre 1939 la marine allemande n'était pas prête à affronter un conflit.

Cependant, des modifications stratégiques et tactiques inattendues allaient marquer le déroulement des hostilités. Pour commencer, l'occupation de la Norvège et la chute de la France permirent à l'Allemagne de faire passer directement ses grands bâtiments et ses sous-marins dans l'Atlantique, sans avoir à contourner les îles Britanniques.
En revanche, l'emploi des navires de surface, contrairement à la doctrine en vigueur, non seulement dans la Kriegsmarine, mais aussi dans la Royal Navy, se révéla fort décevant. La seule menace sérieuse aurait pu intervenir à la fin du printemps 1941, quand Raeder envisagea une concentration de «raiders» au cœur de l'Atlantique et engagea, sur la route principale des convois, les croiseurs de bataille Scharn-horstet Cneisenau alors basés à Brest ainsi que le navire de ligne Bismarck et le croiseur lourd Prinz Eugen venus de la Baltique. En réalité, la manœuvre ne put s'effectuer et se solda par la poursuite et la destruction du Bismarck par les Anglais. Dès lors, Hitler n'osa plus aventurer de navires de ligne dans l'Atlantique.

En vertu de ces mécomptes, le gros de la lutte retomba, dès le début de la guerre, sur les sous-marins qui, très vite, remportèrent des succès spectaculaires et inattendus, en dépit de leur petit nombre. Ces résultats tenaient d'abord à l'entraînement et à l'audace de certains «as» comme Prien qui réussit à torpiller le cuirassé Royal Oak à Scapa Flow. Ils s'expliquaient aussi par l'impréparation de la Royal Navy qui avait accordé toute son attention aux «raiders» et négligé la menace sous-marine. L'Angleterre souffrait d'une pénurie d'escorteurs, aggravée par les pertes en destroyers subies en Norvège et en France, et attachait par ailleurs une confiance excessive dans l'asdic, l'instrument de détection sous-marine par ultra-sons.

Les U-Boote surent tirer le meilleur parti de ces faiblesses en attaquant les navires de commerce qui naviguaient isolément, faute d'avoir pu s'intégrer aux convois, et en appliquant une tactique révolutionnaire imaginée par Dônitz en 1918, celle des «meutes», qui mettait en défaut et l'asdic et le système des convois. Un groupe, ou «meute», de sous-marins se constituait dès que la présence d'un convoi était signalée et, à la faveur de la nuit, passait à l'attaque en surface. Inaugurée dès la fin de 1940, cette tactique devait infliger aux Alliés de lourdes pertes.
rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: