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La Deuxième Guerre mondiale: La Marche sur Tokyo
Cartonné / 208 pages / édition de 1981
langue(s) : français
éditeur : Time-Life
dimensions : 290 (h) x 238 (l) x 20 (ép) mm
poids : 1060 grammes
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L'été de 1944 constitue le point de départ de toute une série de grandes victoires pour les forces américaines du Pacifique. Au mois d'août, elles achevèrent la conquête des îles Mariannes, le principal bastion du périmètre défensif japonais. En octobre, elles entreprirent la libération tant attendue des Philippines, obligeant l'adversaire à livrer l'imposante bataille aéronavale de Leyte et brisant la capacité offensive de la marine impériale. En avril, les Américains attaquèrent Okinawa, dans les Ryû-Kyû, isolant totalement les Japonais de leurs conquêtes du Sud-Est asiatique et s'accordant une base pour l'attaque finale contre l'archipel nippon.

Pour les Européens, ces batailles paraissaient bien éloignées. Elles n'offraient nullement le caractère impératif des combats de Normandie, des Ardennes ou de la Rhénanie, des combats qui affectaient les populations au premier chef. L'Europe était cependant concernée par l'Extrême-Orient pour une raison simple: l'attaque japonaise contre Pearl Harbor avait entraîné en Asie la perte des empires coloniaux des Anglais, des Français et des Hollandais. Avant la fin des opérations, de nombreux Européens devaient servir dans les forces maritimes, terrestres et aériennes.

La puissance militaire américaine constituait cependant l'élément déterminant. La Marche sur Tokyo, un ouvrage de la collection la Deuxième Guerre mondiale publié aux Éditions Time-Life, offre l'intérêt de montrer l'efficacité de cette puissance. L'ouvrage concerne essentiellement les événements qui devaient conduire à la dure bataille d'Okinawa et amener les Américains aux portes du Japon. Aux portes du Japon, mais pas au Japon même. Si la fin de la guerre paraissait effectivement en vue, on pouvait encore se demander comment elle se terminerait exactement.

C'est la question qui ne cessait de se poser depuis le début de la guerre du Pacifique. Hitler disposait encore de sérieuses chances de succès au début de 1943, jusqu'à ce qu'il échoue devant Stalingrad et perde la Bataille de l'Atlantique. Cette chance subsistait encore trois ans et demi après l'agression contre la Pologne. En revanche, le Japon était déjà perdu quelques mois seulement après Pearl Harbor. Sur le plan des ressources, il était irrémédiablement surclassé par les États-Unis. Son seul espoir de victoire résidait dans un coup brutal suivi de la conclusion d'une paix rapide.

Il réussit à frapper fort, mais au lieu de la paix rapide qu'il
avait espérée, il s'aperçut que l'équilibre des forces penchait irrémédiablement en faveur des Américains, moins de six mois plus tard, lors de la bataille de Midway. La supériorité navale américaine était indiscutable et la seule question qui se posait alors n'était pas de savoir si les forces japonaises pourraient remporter la victoire,' mais de combien de temps elles pourraient retarder l'inéluctable défaite.

La stratégie américaine était simple, même si son exécution se révéla difficile. Avec des forces énormes, placées sous des commandements différents, ceux de l'amiral Nimitz et du général MacArthur, les Américains avancèrent dans le Pacifique suivant la méthode du saut de puce, c'est-à-dire en progressant d'île en île. Cette méthode était tout simplement dictée par la géographie. En outre, cet ouvrage est d'ailleurs révélateur sur ce point, une offensive aérienne fut déclenchée contre la population et l'industrie japonaises. Les États-Unis espéraient que des bombardements intensifs lancés depuis certaines îles récemment conquises ou à partir de bases situées en Chine, rendraient moins coûteuse une attaque contre le Japon et pourraient peut-être même l'éviter.

La suite des événements allait montrer que des bombardements rendraient inutile une attaque par mer, mais d'une manière que bien peu de gens avaient envisagée. Seule, une poignée d'initiés connaissait l'existence de la terrible arme nouvelle qui serait plus tard lancée sur Hiroshima et Nagasaki. Pratiquement jusqu'à la fin, presque tout le monde était convaincu qu'il faudrait encore livrer de durs combats.
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