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Petit patrimoine sacré : Potale Borne-potale Reposoir Croix et Calvaire
Broché / 152 pages / édition de 1991
langue(s) : français
collection : Héritages de Wallonie
ISBN : 2871140758
EAN : 9782871140757
dimensions : 210 (h) x 245 (l) x 12 (ép) mm
poids : 565 grammes
DISPONIBLE
très bon état
14,95 EUR
Quantité:
référence : 1012151
Tous les prix incluent la TVA
Patrimoine des routes, des rues et des chemins, les croix, potales et calvaires marquent le territoire wallon d une empreinte significative d’un passé dont il faut essayer de restituer le sens.

Discrets aujourd’hui pour laplupart, ces «objets» matérialisent lapiété populaire des anciens. Piété relative à une société qui est essentiellement rurale jusqu’à la fin du XIXe siècle.

L’homme d’hier vil en contact étroit avec la nature dont dépend sa subsistance. Une nature qui n’est pas toujours bonne et réconfortante, et qu’il faut essayer de se concilier. 'Poule puissante et imprévisible, elle fascine autant quelle terrorise l’homme qui en subit les caprices. Ces forces vives et fécondes, capables du meilleur et du pire, sont honorées, spontanément, comme divinités.

Les lieux choisis pour vénérer la nature divine ne sont pus le fruit du hasard, mais bien l’endroit où ce divin omniprésent se manifeste en puissance et en beauté.

Les sommets, les bois, les roches et les eaux excitent l’imagination et imposent le respect par le merveilleux qui en émane. A insi les arbres, les sources et les pierres ont été pendant des millénaires les objets de dévotion de cette religion spontanée

Nos contrées celtiques, puis romanisées, perpétuent à travers leurs croyances la fréquentation de ces sites et en choisissent dàutres.

C’est sur un fond romano-celtique fervent que le christianisme essaie d’agir. La christianisation des campagnes ne se failpas sans mal. Le peuple vit alors quotidiennement aux côtés d’une palette de divinités qui. répondent chacune à une fonction essentielle de l'existence.

Le christianisme, religion structurée sur le dogme du Dieu unique et trinitaire, a. quelque difficulté à imposer un Dieu abstrait avec lequel la communication est moins familière.

Comme toute religion nouvelle et officielle, le christianisme commence d’abord par détruire les idoles des «pagani », des paysans. Il superpose ensuite ses prat iques aux anciennes et dénature les dieux païens par des substituts chrétiens, po urvus des mêmes pouvoirs que la divinité qu’ils remplacent. A défaut de supprimer les croyances ancestrales, la nouvelle religion les canalise, en semant peu
à peu la confusion dans les esprits.

Les anciens lieux de culte sont christianisés et dédiés à un saint assimilé à I.’ancienne divinité. Un panthéon de saints généralistes et locaux répondra désormais aux besoins quotidiens du peuple, qui trouvera en eux des interlocuteurs familiers dans le dialogue qu’il entretient avec le Créateur.

A insi, en marge de la religion officielle, dont la liturgie reste inaccessible aupeu-pleillettré, se développe lafoi populaire qui perpétue les gestes et les rites d’autrefois, assimilés à la nouvelle religion. Une foi nourrie à l’écart des dogmes et des rites prescrits et tolérés par l’Eglise, dans la mesure où ils ne se compromettentpas ouvertement à des pratiques superstitieuses, voire magiques.

Cette foi émotive et profonde, mêlée de superstitions, est alors celle du plus grand nombre et se trouve exprimée, entre autres manifestations, par les croix, calvaires et pótales, porteurs et reflets du temps et de la société qui les a vus naître. Etalées dans le temps, ces expressions de dévotion le sont aussi dans l’espace. Leur existence ne connaît pas de divisions administratives et dépasse le cadre étroit de nos frontières.

Le tableau brièvement esquissé laisse entrevoir la complexitéduphénomène. Les croix, calvaires et potales sont évocateurs d’une dimension spirituelle qui ne peut être abordée d’emblée dans les limites de cet ouvrage. L’objectif est donc de les observer au travers de leurs caractéristiques morphologiques, stylistiques, chronologiques relatives à des données historiques et sociales précises.

La prospection menée sur le territoire wallon, tant urbain que rural, a révélé certaines réalités régionales qui se sont imposées dans la présentation des objets. La multiplicité et la diversité des objets n’a pas permis un repérage exhaustif dans lepeude temps impartipourlaréalisationduprésent travail, Quinzemille kilomètres parcourus se sont soldés cependant par une moisson d’illustrations et d’observations qui. permettent aujourd 'hui de présenter un constat fiable de la richesse de ce petit patrimoine que Ton redécouvre avec surprise.

Puisse-t-il. apporter sa modeste contribution à l’étude et à la prise de conscience de la nécessité de sauvegarder ces monuments.
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