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Dictionnaire du français de Belgique, 2 volumes
Broché / 590 pages / édition de 1998
langue(s) : français
éditeur : Le Cri
collection : Dictionnaire
ISBN : 287106203X
EAN : 9782871062035
dimensions : 205 (h) x 130 (l) x 52 (ép) mm
poids : 740 grammes
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Le Dictionnaire du français de Belgique se distingue des recueils traditionnels de belgicismes par les exemples authentiques et référencés avec précision qu'il nous donne pour chaque mot, locution ou expression en puisant dans de grands corpus informatisés et, en particulier, dans la « bibliothèque électronique » BELTEXT-Université de Liège que Christian Delcourt (membre du Conseil international de la Langue française) a mise en chantier au début des années 90 et qui couvre aujourd'hui toute la littérature belge de langue française : des écrivains de 1830 aux finalistes du dernier Prix Rossel, des albums « Tintin » aux discours de réception à l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises, de la Campinoise Marie Gevers au Gaumais Hubert Juin, du Liégeois Georges Simenon à la Gantoise Suzanne Lilar...

Outre cette originalité, le Dictionnaire du français de Belgique inscrit systématiquement le phénomène du belgicisme dans une triple perspective.

D'abord, celle de la diachronie, car plus d'une lexie qui caractérise aujourd'hui le français de Belgique appartenait hier au français standard : cloche (au pied), conseil de fabrique, doubler (une classe), déjeuner (du matin), esprot, etc. Ensuite, celle de la Francophonie, car beaucoup de belgicismes ont fait souche au Congo-Kinshasa (aubette, bros-seur, copion, etc.) ou constituent également des régionalismes en France (amitieux se dit dans les Ardennes françaises, le Beaujolais, le Berry-Bourbonnais, le Lyonnais, la Normandie, etc.), des helvétismes (berme centrale, bisbrouille, etc.) ou des québécismes (avant-midi, crème à la glace, etc.). Enfin, celle de l'entité belge, car de nombreuses lexies qui opposent le français de Belgique au français standard opposent parallèlement le néerlandais de Belgique au néerlandais standard (baxter, bri-caillon, brol, elbot, fritkot, van zijn neus maken, etc.) ou l'allemand de Belgique à l'allemand standard (Farde, par exemple).

Au reste, le Dictionnaire du français de Belgique enregistre quantité de belgicismes « inédits » : ainsi, bout de chique, bouteille à encre, cama, ce serait bien échu, céleri blanc, en règle de cotisation, pousser à la charrette, pierre de France ou priorité de droite.

Le Dictionnaire du français de Belgique porte aussi une attention toute particulière à la « traduction » de chaque belgicisme en français standard : c'est, par exemple, cothurne qui rend — humour pour humour — cokotier. Il est également riche en nuances : un aiguigeois est plutôt une perte intermittente tandis qu'un chantoir est une perte active et un filet américain ne saurait être confondu avec un steak tartare.

Un véritable ouvrage de références et de découvertes, qui peut se lire comme un roman.
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