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Le Patrimoine monumental de la Belgique. Wallonie, tome 19 : Luxembourg - Arrondissement d'Arlon
Relié / 372 pages / édition de 1994
langue(s):français
éditeur:Mardaga
numéro:19
ISBN:2870095716
EAN:9782870095713
dimensions:220 (h) x 156 (l) x 32 (ép) mm
poids:895 grammes
L'héritage patrimonial de l’arrondissement d’Arlon ne recèle pas de grands ensembles prestigieux, hormis le château de Gulrsch et son site ainsi que le château de Sterpenich. Quant au château fort d’Autel, aujourd’hui ruineux, et l’abbaye de Clalrefontaine, leurs vestiges postulent leur magnificence médiévale que dénote aujourd’hui leur aura. Dans l’ensemble, il s’agit, comme dans les autres arrondissements luxembourgeois, d’un patrimoine rural, avec architecture sociale du XIXe siècle ou du début du XXe (presbytères, écoles, lavoirs, etc.).

La pierre s’y trouve généralisée pour les encadrements des baies. Les linteaux apparaissent tantôt bombés ou délardés à cavet durant la 1 re moitié du XVIIIe siècle, tantôt «délardés à biais» (c’est-à-dire dotés d’une arête chanfreinée), ou droits au XIXe siècle. L’encadrement de pierre se retrouve dans les dépendances où le portail de grange arqué en anse de panier sur bases, avec impostes et clé saillante évolue vers l’arc surbaissé dans la 2e moitié du XIXe siècle. Les fenêtres d’étable et les ouïes d’aération sous la corniche présentent des baies verticales, durant la 1re moitié du XIXe siècle, puis horizontales durant la 2e moitié.

Les églises du pays d’Arlon sont souvent des constructions de type néo-(roman, gothique, classique) ou de style éclectique des XIXé et XXe siècles, à l’exception principalement de l’ancienne église St-Étienne sise à Attert, de style gothique tardif (XVIe s.).

La topographie des villages comme Udange, Hondelange, Habergy... se présente sous la forme de villages-rues organisés à partir d’une artère sur laquelle débouchent des voies secondaires. Dans le pays d’Arlon ou «Arelerland», ces rues sont précédées d’«usolrs» moins profonds qu’en Gaume, espaces destinés aussi bien au fumier ou au bûcher qu’au stationnement de tout véhicule agricole. En outre, on remarquera que de nombreux villages de cet arrondissement se terminent par le suffixe «ange». Celui-ci découle, dès le Haut Moyen Âge, de la forme germanique «ingjenj», indiquant une appartenance à une communauté et combiné généralement à un anthroponyme, le premier élément qui est, en réalité, le nom du propriétaire du lieu. Dans la vallée de l’Attert plus particulièrement, les villages-rues sont rares. La disposition la plus répandue consiste en groupements de maisons non jointives, qui évoquent la structure des villages de l’Ardenne. L'usoir y est étroit, voire inexistant. Généralement peu modifiés, les villages conservent une unité Intéressante. Si quelques constructions datent du XVIIIe siècle, la plupart remontent, dans leur état actuel, au XIXe siècle.

Calvaires ou croix de pierre, fermes ou demeures, châteaux ou gares, écoles ou lavoirs..., autant de témoignages constitutifs du pays d’Arlon aux formes altières parfois, racées souvent, éloquentes toujours...
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