Lu et approuvé...
Bienvenue chez Bibliomania, le spécialiste en ligne du livre de seconde main
FR  •  NL
Panier
0
Fontaines et pompes de nos villes
« Troisième édition »
Broché / 120 pages / édition de 1990
langue(s) : français
collection : Héritages de Wallonie
ISBN : 2871140472
EAN : 9782871140474
dimensions : 210 (h) x 245 (l) x 10 (ép) mm
poids : 450 grammes
DISPONIBLE
très bon état
12,95 EUR
référence : 1014049
Tous les prix incluent la TVA
Reliques du passé dont les plus âgés conservent un vague souvenir, ou déclamations du présent dans la ville contemporaine, des fontaines et des pompes ponctuent çà et là le paysage urbain de leurs silhouettes diverses, qu’une gamme d’ornements a chargé de modulations en ton majeur ou mineur. Sans doute, le temps en a
rendu beaucoup stériles et muettes... Morne destinée!

Leur rôle premier était bien d’alimenter en eau vive et douce les passants et les riverains de la place, de l’îlot, du quartier, du faubourg. Au-delà, la sensibilité des fontainiers, tailleurs de pierre, 1 fondeurs, architectes et autres sculpteurs s ’ est emparée de la fonc-

tion pour y traduire et superposer avec plus ou moins d’à-propos, au gré des modes et des programmes, un souci d’agrément, une réponse à la commande, un goût de 1’«art urbain».

Cet aspect d’équipement public de la ville, surtout celle d’autrefois, avec ses accents stylistiques et formels, a guidé l’orientation principale du présent essai.

Destination publique d’abord, c’est-à-dire présence d’un objet accessible à tous, ou quasi, et voué à l’approvisionnement collectif, en un lieu ouvert à chacun. Il est vrai, parallèlement, que les cours intérieures de certaines demeures patriciennes et d’hôtels particuliers s’ornent aussi de fontaines ou de pompes. L’exiguïté des lieux, corrélative à leur implantation en ville, y réduit souvent la superficie des cours qui s’ouvrent sur la rue. Aussi bien les fontaines y sont-elles, la plupart du temps, accolées à une muraille. Ainsi, les deux fontaines de la cour d’honneur de l’hôtel de ville de Liège (1714-1718), dans la rue de la Violette. Adossées aux volées de son escalier en fer à cheval, leur disposition symétrique procure une impression d’ordre, que complète la touche d’élégance ajoutée par la rampe d’escalier en ferronnerie dans les tons bleu et or. Deux autres fontaines décorent avec une pareille symétrie la façade du palais abbatial de Saint-Hubert, dont la cour d’honneur s’ouvre sur la place de l’Abbaye depuis le milieu du XVIII' siècle.

Des cours jadis privées sont entrées aujourd’hui dans le domaine public par la destination nouvelle des bâtiments qu’elles accompagnent. C’est le cas notamment de certains musées installés en d’anciennes maisons de maître. Leur cour ou leur jardin abrite des collections lapidaires dont les fontaines ne sont pas le moindre ornement. A titre d’exemple, le jardin de la Maison Curtius du quai de Maestricht à Liège, aujourd’hui Musée d’Archéologie et d’Arts décoratifs de la ville, abrite l’ancien perron du Pont d’Ile. Erigé en 1718, ce perron en calcaire est conçu en fontaine .lia connu bien des dégradations, qui l’ont finalement conduit ici, à l’abri des dégradations. Une seconde fontaine décore le même jardin. Le bac mouluré en pierre est daté de 1672 ; son origine est inconnue. Il est surmonté d’une tumultueuse niche en rocaille de 1762.

Le Musée d’Armes de la ville de Liège, au quai de Maestricht toujours, le Musée d’Ansembourg ainsi que l’Echevinat de l’Environnement [...]
rechercher des articles similaires par catégorie
rechercher des articles similaires par thème: