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1940 - 1944 : La Manche en images
Cartonné / 150 pages / édition de 1978
langue(s) : français
éditeur : Libro-Sciences
dimensions : 285 (h) x 205 (l) x 17 (ép) mm
poids : 790 grammes
DISPONIBLE
très bon état
26,95 EUR
référence : 1013411
Tous les prix incluent la TVA
Depuis le début du mois, les mauvaises nouvelles se succèdent. Les bombardements de la région cherbourgeoise par l’aviation allemande sont plus fréquents, plus massifs, plus meurtriers; les trains sont mitraillés. Les réfugiés venus par mer de la région du Nord affluent par milliers. Le 9 juin, dans tout le nord du département, on a remarqué avec inquiétude le gros nuage noir provenant de la destruction par incendie des dépôts de carburants du Havre. La ligne de front se rapproche. Tiendra-t-elle sur la Seine ? Si non, sur l’Orne et la Sarthe ?

Chacun s’attend à l’invasion allemande dans peu de jours et assiste avec angoissa au repli précipité vers Cherbourg de l’armée anglaise, abandonnant fusils, mitrailleuses, grenades, révolvers, bidons d’essence que s’empressent de récupérer et de camoufler quelques civils dans l’espoir que, peut-être, ce matériel pourrait servir un jour.

Beaucoup de familles du sud du département tentent de fuir vers les pays de la Loire. Elles devront vite y renoncer devant le formidable embouteillage des routes balayées par les mitraillages meurtriers de l’aviation ennemie. Leur exode ne pourra guère dépasser Laval et Rennes.

Il n’y a plus d’armée française ! Seuls, des groupes épars, sans commandement, errent et cherchent à se camoufler dans les bois pour éviter la capture. Certains, peu nombreux, gagnent les côtes dans l’espoir, hélas ! vain, d’un repli vers l’Angleterre. Le 17 juin, précédés de quelques estafettes motocyclistes, les Allemands pénètrent dans le département, occupent Saint-Lô, puis Coutances dans la soirée. Dans le nord Cotentin on ne note aucun affolement.

Mais, le 18 juin, les ouvriers de l’Arsenal de Cherbourg sont congédiés et la population reçoit l’ordre d’évacuer l’agglomération sur les hauteurs de l’arrière-pays.

Les Allemands ne pourront s’emparer de la ville sans coup férir. Tandis que le cuirassé « Courbet » bombarde les routes d’accès à Cherbourg, des groupes de fusiliers-marins, appuyés de quelques canons, arrêtent les avant-gardes ennemies aux ponts d’Ouve près de Carentan, les obligeant à obliquer vers l’ouest où elles se heurtent à une héroïque résistance sur la ligne des marais au sud de Saint-Sauveur-le-Vicomte et à Denneville. Avec quelques canons de 75 la garnison de Cherbourg s’efforce d’arrêter l’entrée des Allemands dans la ville : des chars allemands sont détruits et l’ennemi devra contourner l’agglomération par l’ouest pour s’en emparer. Les canons de la digue, des fortifications de l’Arsenal et du Fort du Roule soumettent les envahisseurs à un violent feu d’artillerie, empêchant, pendant 24 heures, les Allemands de prendre la ville. Mais, le 19 juin, attaquée par l’aviation, la garnison doit se rendre. Le commandant de Robien qui, avec une poignée d’hommes, a défendu avec acharnement le Fort du Roule, capitule le dernier. Cette héroïque résistance sera reconnue par un message du général Rommel à ces défenseurs.
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