Lu et approuvé...
La province hier et aujourd'hui: Hainaut
Broché / 102 pages / édition de 1976
langue(s):français
dimensions:275 (h) x 215 (l) x 10 (ép) mm
poids:495 grammes
La visite du Roi aux provinces, à l'occasion du 25e anniversaire de son règne, est une prestigieuse occasion, pour le Crédit Communal, de mieux faire connaître l'institution provinciale, conformément à la mission qu'il s'est imposée par la constitution de son centre culturel.

Rares sont ceux qui ont une idée précise du fonctionnement de leur province. Et cependant la plupart de nos concitoyens éprouvent à son égard un sentiment d'appartenance comparable à celui qui les rattache à leur commune.

L'opinion publique mesure généralement l'importance de la province au prestige de son gouverneur, commissaire du Roi et président de l'exécutif provincial. Mais la fonction provinciale est peu perçue. La raison en est peut-être qu'elle s'exerce avec une discrétion inhabituelle en matière d'administration publique. Les mandataires provinciaux ne bénéficient ni du contact direct avec le citoyen, ni de l'omniprésence du pouvoir central; les règles d'incompatibilité qui leur sont imposées - ils ne peuvent être membres du Parlement, ni des collèges échevinaux -n'y sont peut-être pas étrangères.

Et cependant, tout comme l'Etat et la commune, la province concourt largement à l'activité publique qui soutient la vie privée du citoyen en satisfaisant d'importants besoins collectifs. Géographiquement à la dimension de l'homme, l'administration provinciale s'est étroitement adaptée aux besoins spécifiques de chaque région, exécutant parfaitement les tâches qui lui sont déléguées par l'Etat, contrôlant celles dévolues au pouvoir communal, suppléant à certaines des lacunes de ces dernières comme à celles du pouvoir central et modelant attentivement leur gestion propre sur le particularisme des habitants. Il est généralement connu que la province exerce la tutelle sur les autorités locales dans le but d'insérer l'administration de celles-ci dans l'activité publique tout entière.

De nombreuses dispositions légales régissent l'exercice de cette tutelle qui fut limitée à certaines époques, élargie à d'autres. Ce qui échappe souvent, c'est que l'activité provinciale dépasse de loin cette mission.
Même un Pirenne s'y est trompé quand il parle de l'étroitesse initiale du rôle dévolu aux provinces par la loi.

En réalité, aucune limite n 'est imposée par la loi à la décentralisation de la vie publique par voie de délégation de pouvoirs aux provinces. Ni la constitution, ni la loi provinciale ne définissent les matières d'intérêt provincial. Mais des lois particulières confient aux conseils provinciaux nombre d'attributions en divers domaines: élection des sénateurs provinciaux; présentation de candidats à certaines nominations de l'ordre judiciaire; intervention dans les changements proposés aux limites des provinces, arrondissements, districts électoraux, cantons et communes et pour la désignation des chefs-lieux; établissement d'ordonnances de police; intervention en matière d'exécution de travaux intéressant plusieurs communes et pour la fixation de la part incombant à chacune d'elles, etc.

Mais, au-delà de la tutelle sur les autorités locales et des tâches administratives qui leur sont déléguées, les provinces se sont taillé d'initiative au cours du temps, un champ d'action propre, diversifié de l'une à l'autre suivant les besoins à satisfaire les moyens d'action à leur disposition.

Chacune a ses secteurs privilégiés auxquels elle s'est intéressée en fonction des nécessités spécifiques de chaque région. Certaines provinces s'attachent à encourager les initiatives privées de tout genre par l'octroi de facilités et de subsides; d'autres poursuivent des activités diverses soit en les confiant directement à leurs propres services, soit en recourant à la création d'établissements publics, voire privés. Tout au long du XIXe siècle, poursuivant l'action commencée déjà sous l'Ancien Régime, les provinces veillèrent à la construction et à l'entretien de la grande voirie. Suppléant aux carences d'un pouvoir central, peu enclin aux interventions sociales, les provinces s'efforcèrent d'améliorer les conditions de vie des plus misérables.

N'ayant pas reçu du législateur d'attributions propres en matière d'enseignement, elles s'emploieront à encourager celui des communes et organiseront l'enseignement des handicapés. Plus tard, elles suppléeront...
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