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La Belle Époque de la Cavalerie belge
Relié / 176 pages / édition de 1975
langue(s):français
éditeur:Paul Legrain
dimensions:307 (h) x 257 (l) x 25 (ép) mm
poids:1290 grammes
Le livre de la Genèse nous enseigne que, lorsque le Dieu Créateur entreprit de mettre de l’ordre dans le chaos universel, il procéda avec lenteur, en six longues périodes. Il désirait nous donner un ensemble parfait, qui fut, un moment, le Paradis Terrestre.

Le sixième jour, il termina son œuvre par la création du couple humain. Il le fit “à son image et à sa ressemblance”, c’est-à-dire une perfection.

Cependant, les réussites parfaites ne manquaient pas au cours des périodes précédentes. Notamment, le cinquième jour, la création du cheval, cette autre merveille de la nature.

Il est certain que l’homme et le cheval ne tardèrent guère à se connaître, à s’adapter et à former, dans un certain domaine, une entité presque parfaite ! N’est-ce pas cela que les anciens Grecs ont voulu symboliser par l’image des centaures que nous pouvons admirer parmi les sculptures d’un des frontons du temple de Zeus, à Olympie ? Peut-on mieux personnifier l’union totale, de corps et d’esprit, que forme l’ensemble cheval-cavalier ?

Passons à une période historique, moins sauvage et mieux connue : le Moyen-Age, ce siècle très particulier, tant décrié, mais que des historiens, moins sectaires, ont entrepris de réhabiliter. Nous y voyons naître, dans un but de civilisation, toute une série de groupements, ayant leurs règles strictes, destinés à organiser la vie sociale et internationale. Parmi eux, la CHEVALERIE, élément essentiellement dynamique du moment, produit de l’union intime homme-cheval. Remarquez-le : c’est le cheval qui passe son nom à l’institution !

Ce serait au titre d’un des plus vieux survivants de la cavalerie belge de 1914, que les auteurs de ce livre dédié à sa glorification, ont bien voulu s’adresser à moi pour le préfacer.

A l’époque, c’était l’armée qui, chez nous, par les armes montées, formait, et de loin, le monde cavalier et lui donnait une bonne part de son animation.

Nous avons vécu, tant en temps de paix qu’à la guerre, aux deux guerres, les dernières années de la cavalerie, jusqu’à sa disparition totale ! Totale, hélas oui ! L’équitation était, cependant, et reste un puissant moyen d’éducation et de maîtrise de soi. Etablir cette union intime de corps et d’esprit, dont nous parlions plus haut, demande du tact et de la mesure. Le cheval est, lui aussi, un être vivant. Il possède son caractère propre et sa volonté, et les manifeste parfois ! Le dominer est tout autre chose que de mener une mécanique aux engrenages grinçants. Certains pays, plus riches que 'le nôtre, l’ont compris en maintenant un embryon d’école d’équitation. Allions-nous voir la fin de l’équitation et de l’esprit cavalier dans le Royaume ? Bien au contraire. Le goût du cheval et du sport équestre se sont développés de façons aussi multiples qu’inattendues, mais sous une forme, il faut bien l’avouer, pas toujours des plus élégantes !

Frais émoulus de l’Ecole Militaire où, à part un vague manège élémentaire, nous avions reçu exclusivement une instruction d’officier d’infanterie, revêtus — et combien fiers — de leurs ravissantes tenues, dix sous-lieutenants de la 56e se trouvaient brusquement, du jour au lendemain, plongés dans la vie d’officiers de cavalerie ! Dès le deuxième jour de mon arrivée au 3e lanciers (col blanc, le plus beau ! ), seul officier présent au 3e escadron, je le “commandais” à un exercice d’embarquement par chemin de fer. Le surlendemain, en rutilante grande tenue, je défilais à Bruges, à la tête de mon peloton, à l’occasion de la fête du Roi ! Tout cela se passait comme sur des roulettes, grâce à l’esprit cavalier, et à sa valeur de notre admirable cadre de sous-officiers d’élite, valant celui de l’armée britannique de réputation mondiale.
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