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A l'Gléhe  long dé Temps : Revues et chansons wallonnes
Broché / 386 pages / non daté ou dépôt légal à parution
langue(s) : français
éditeur : A compte d'auteur
dimensions : 240 (h) x 160 (l) x 28 (ép) mm
poids : 623 grammes
DISPONIBLE
très bon état
dédicacé par l'auteur
24,95 EUR
référence : 1009262
Tous les prix incluent la TVA
Fils de la Haute-Ardenne liégeoise, comme l'auteur de cette plaquette, j'ai voulu, en acceptant d'écrire cette préface, exprimer ma joie de retrouver ici un vivant témoignage de la pérennité de nos dialectes, dont cependant au début de ce siècle, certains annonçaient la lente dégradation et la disparition inéluctable.

Dès le moment où fut décrétée l'obligation scolaire, que le journal quotidien pénétra dans les plus modestes demeures, que s'amorça la promotion sociale des classes laborieuses (les plus fidèles au patois, comme chacun sait), enfin et surtout dès que se développa le tourisme et que nos hameaux d'Ardenne devinrent, pour de nombreux citadins, une seconde résidence, on put craindre que les prophètes de malheur ne finissent par avoir raison.

Entre les deux guerres, il y eut une période de crise : pour un temps, la trop molle résistance du peuple s'accommoda d'un étrange sabir, mi-wallon mi-français, tout juste assez savoureux pour faire sourire les visiteurs de notre belle région de l'Amblève.

Grâce aux efforts persévérants des instituteurs ruraux, nos populations utilisent aujourd'hui, dans leurs relations avec les non-autochtones, un français suffisamment correct. Qui ne s'en réjouit, car la connaissance d'une langue d'audience universelle ouvre les portes de la culture.

L'usage du dialecte ancestral pâtit considérablement de ce phénomène sociologique. Beaucoup de nos campagnards crurent bon de parler français à leurs enfants dans les familles, ce milieu où se créent des habitudes souvent indéracinables. La régression du patois était fatale ; le nombre de vocables wallons inconnus ie notre jeunesse augmenta dangereusement, même si les tournures de la nouvelle langue véhiculaire subissaient encore l'influence de la syntaxe dialectale. A ces deux risques majeurs s'ajoutait celui, plus grave à mon sens, de voir la jeunesse ardennaise perdre peu à peu son âme originelle.
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