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Histoire des tramways et vicinaux belges
Relié / 160 pages / édition de 1981
langue(s) : français
éditeur : Paul Legrain
dimensions : 300 (h) x 230 (l) x 23 (ép) mm
poids : 1090 grammes
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Le présent ouvrage se situe normalement, logiquement, dans le prolongement de celui que nous avons consacré, chez le même éditeur, à l'Histoire des Chemins de Fer belges. Pourquoi ? Tout simplement parce que la différence existant entre un tramway et un train est parfois assez malaisée à expliquer. Pendant longtemps, jusqu'à l'introduction du tramway électrique, on s'est généralement abstenu de faire toute distinction, nombre de lignes de tramways se raccordant d'ailleurs aux voies du grand chemin de fer et les deux exploitations faisant se côtoyer des machines à vapeur offrant, entre elles, des traits de parenté. Un autre fait est à considérer : le tramway urbain comme le vicinal sont presque toujours venus relayer le train. Les deux moyens de locomotion sont complémentaires, incontestablement. Et si, pendant un certain nombre de décennies, le tramway, surtout celui des campagnes, a eu recours à la vapeur, suivant en cela l'exemple de son aîné, le grand chemin de fer, celui-ci en est arrivé, finalement, à imiter le tramway, formule électromotrice, en adoptant la traction électrique et, en conséquence, le pantographe ou trolley à archet.

Fondamentalement, le tramway et le train se ressemblent. L'un et l'autre se sont servis de la vapeur avant d'avoir recours à l'énergie électrique. Et l'un et l'autre utilisent le rail comme base de roulement. Ce qui les différencie, c'est, davantage encore que leurs affectations propres, l'assiette des voies. Les tramways, déclarait un parlementaire du siècle dernier « s'établissent sur les routes existantes et doivent sj établir dans des conditions telles que ces routes puissent continuer à servir entièrement à la circulation habituelle... » Quant au chemin de fer, il« a pour caractère spécial et essentiel d'être une voie exclusivement réservée à une seule espèce de véhicules, une voie soustraite à l'accès du public... »

Cette distinction a conservé son opportunité pendant un siècle. La garde-t-elle encore aujourd'hui, alors que nos tramways - ceux qui subsistent - roulent souvent en sites propres, en viaducs ou en tunnels ? L'importante revue française La Vie du Rail, bien qu'éditée par la « Société nationale des Chemins de Fer français », a le mérite d'éviter ces stupides discriminations qu'encouragent malencontreusement d'autres publications. Le train et le tramway font partie d'une même famille. Ce sont des frères qui, sans doute, sont de tailles différentes mais qu'animent un même esprit et qui, tous deux, sont au service des hommes. N'est-ce pas là l'important ?
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