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Fontaines de Wallonie: Fontaines et pompes - Abreuvoirs et lavoirs
Broché / 320 pages / édition de 1991
langue(s) : français
éditeur : Région Wallonne
dimensions : 297 (h) x 210 (l) x 19 (ép) mm
poids : 1130 grammes
DISPONIBLE
très bon état
18,95 EUR
Quantité:
référence : 1005470
Tous les prix incluent la TVA
Fontaines, sources et puits, pompes et bornes, abreuvoirs et lavoirs, tant de mots pour identifier les points d'eau qui disciplinent la nature depuis la nuit des temps... L'être humain, progressivement, pour des raisons variées et des besoins différents, s'en est préoccupé. L'eau comme source de vie est une réalité à laquelle aucune société ne peut se soustraire. L'installation d'une communauté se fait là où une source se montre généreuse. Sans elle, les cycles du monde vivant se détruisent.

Un sous-sol inégal

Aucune carte géologique ne donne à ce jour une idée complète de la répartition des nappes phréatiques en Wallonie. Il apparaît pourtant que les provinces du Brabant et du Hainaut sont les plus riches. Le Namurois, le Liégeois et le Luxembourg en sont dotés mais le sud du pays est victime d'un relief accidenté qui rendait autrefois difficile le cap-tage des nappes très profondes. Dans ces régions, les moyens financiers peu élevés et les conditions techniques archaïques ne permettaient pas toujours aux particuliers de posséder leur puits privé. Il fallait donc organiser la vie des habitants autour de points d'eau publics, ouverts à l'ensemble de la population. Aujourd'hui, ces vestiges "archéologiques" sont dès lors mieux conservés dans le sud de la Belgique.

Villes et villages

Les centres historiques urbains et ruraux se développent différemment. Dans les villes, la vie s'organise par quartier alors que dans les villages toute la population se côtoie autour du centre névralgique. Les moyens inégaux autorisent des réalisations plus ou moins monumentales selon les endroits et les prétentions avouées ou non. Les largesses d'un mécène entraînent l'érection d'un important monument. Il portera le nom du donateur et l'Histoire retiendra de lui sa munificence. Le sujet sera plus solennel et les matériaux plus nobles. Mais il serait dangereux d'associer exclusivement la fontaine prestigieuse aux bourgeois de la cité et l'abreuvoir aux paysans. Si la réalité entraîne des besoins différents, il n'est pas rare de rencontrer l'un et l'autre à une place inattendue.
Quant à leur conservation, l'aménagement continuel et l'élargissement de la voirie urbaine provoquent une disparition plus rapide de ces lieux qu'à la campagne. L'installation de l'eau courante commence dans certaines maisons bourgeoises au début du vingtième siècle à l'heure où les autorités villageoises poursuivent toujours le raccordement des fermes à la distribution publique. Leur histoire perdure différemment. Les témoins en place sont le reflet d'une réalité historique encore proche. Les

Formes et fonctions

De la plus élémentaire à la plus élaborée, la forme de l'aménagement d'un point d'eau en suit la fonction. L'une et l'autre se distinguent au cours du temps. Certaines plus utilitaires se dotent d'aménagements pratiques et astucieux que le temps n'efface pas. Le tracé des chemins, l'usure de la pierre ou encore les ustensiles enfouis révèlent bien des habitudes de nos prédécesseurs.
L'utilité cultuelle existe aussi. Nombre de lieux magiques et mystérieux, joliment appelés fontaines merveilleuses, se réservent le droit de créer des mondes qui leur appartiennent. Des cultes naissent et des rites s'inventent. D'aucuns appelleront ces démarches "superstitions", d'autres "piété populaire". Longtemps après, tout cela passe sous le vocable "folklore". La réalité diffère selon les époques et les lieux, il n'y a pas à en juger.

La source comme point d'émergence

Quand l'eau d'infiltration affleure à l'air libre, elle émerge sans prévenir. L'intervention de l'homme lui donne alors un débit suffisant.
Canaux et conduites l'éduquent, pierres et briques lui donnent prestige et notoriété. On lui accorde des vertus thérapeutiques: à chaque mal correspond une source miraculeuse. La tête, les dents, le ventre, les jambes, la peau se guérissent, comme peuvent l'être un retard de motricité, une fièvre aphteuse, un impétigo ou des escarres. Tout est prévu, tout se guérit. On vient à la source comme l'on part en promenade, mais le but est double : prévenir ou guérir, en buvant ou en appliquant l'élément bienfaiteur. La qualité exceptionnelle d'une eau lui vaut la protection d'un saint patron; ou inversement, le passage d'un pèlerin ou d'un ermite engendre la naissance d'une nouvelle source.
Abandonné ou toujours en vigueur, le culte des eaux laisse des traces aujourd'hui. Une potale marque le site, un oratoire y rassemble les fidèles, un pèlerinage s'y arrête.

La fontaine comme monument

Utilitaire ou ornementale, la fontaine est à considérer comme une construction sur un point d'émergence d'une source. La limite entre les deux est parfois confuse mais la source devient fontaine quand elle est l'objet d'un aménagement plus important qu'un simple mur de briques soutenant le talus. Nous appelons en effet celle-ci "source aménagée".
Il y a les fontaines au quotidien, sans prétention. Elles sont à même le sol, creusées ou surélevées. On les érige à proximité de la source mais il n'est pas rare de les en éloigner pour préférer une place centrale.
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