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Huy: Le Livre du Millénaire
par Collectif
Reliure toile / 164 pages / édition de 1985
langue(s) : français
éditeur : Vaillant-Carmanne
dimensions : 298 (h) x 230 (l) x 20 (ép) mm
poids : 1055 grammes
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Dans la morphologie géographique hutoise, il était, hormis le rocher voisin d'un gué sur la Meuse, peu d'éléments très favorables. Le paysage se façonnait d'un rocher dominant de 60 m, une petite étendue de terre plus ou moins marécageuse, le tout compris entre la Meuse et son affluent, le Hoyoux.

La bourgade primitive, à l'époque romaine certainement, se développa autour et peut-être sur l'emplacement même du « castrum » de la rive droite et à la fois, dans la plaine de la rive opposée.

Dès le IIe siècle déjà, St-Materne aurait dédié, au pied du rocher, un sanctuaire à la Vierge. A l'époque mérovingienne, les premières industries s'installèrent sur la rive gauche : ateliers monétaires à Statte, fondeurs de bronze, tailleurs de corne, d'os et potiers à Batta.

Relais de navigation sur la Meuse, point de convergence économique d'une grande partie du Condroz et de la Hesbaye, Huy, érigée en comté, fut non seulement une place commerciale de premier rang, mais occupera aussi une position stratégique importante, comme place-forte, sur la Meuse.

Convoité par les évêques de Liège, le Comté leur fut cédé par Ansfrid, dernier Comte de Huy en 985.

Le climat commercial décelable dès l'époque mérovingienne alla en s'emplifiant. La prospérité urbaine, marquée par l'extension de zones d'habitat, en particulier sur les bords du Hoyoux où s'installèrent tanneurs, foulons, chaudronniers, meuniers, donna bientôt aux marchands représentant l'élément « dynamique » de la cité, une conscience collective de leurs droits. Sous Théoduin de Bavière, ils obtinrent en 1066, une charte de libertés, la première du genre en Europe occidentale.

Mais c'est surtout le XIIe siècle qui consacra, avec l'extension du marché extérieur et intérieur, et le développement de l'artisanat des métaux, la prospérité économique et artistique de la Cité.

La fabrication du bronze et du laiton et l'art de Pémaillerie, firent de la ville la capitale de l'orfèvrerie mosane du XIIe siècle.

Le développement de la ville le long du Hoyoux, vers le Condroz résulta partiellement de l'essor de la draperie (XIIIe siècle), de la papeterie ensuite (XVe siècle) et surtout de la métallurgie du fer (XVIe siècle).

Le choix de la forteresse médiévale comme emblème héraldique de la cité dès le XVe siècle est significatif de l'importance de cette position aussi bien sur le plan local que sur le plan international.

Mais en dépit des effets des guerres et des bombardements qu'elle devait à sa position, Huy put vivre grâce à son commerce et à son artisanat pendant tout l'ancien régime. C'est encore l'essor des activités comme la papeterie, l'orfèvrerie et plus tard l'industrialisation, qui permit au XIXe siècle à plusieurs familles hutoises d'être héritières, dans l'industrie, des fortunes amorcées précédemment. Huy fut d'ailleurs surnommée à la fin du siècle, la « Ville aux Millionnaires ».

A présent, la ville de Huy s'étale de part et d'autre de la Meuse.

Rive gauche, Huy s'accroche aux collines groupant des rues entières d'habitats sur le chemin de la riche et ondoyante Hesbaye. Rive droite, la ville déroule ses méandres au flanc de la Montagne et serpente au gré des berges du capricieux Hoyoux, s'insinuant dans le proche Condroz.
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